Bonsoir Nadège !
Alors voilà mon histoire, ou plutôt celle de ma petite Juline:
Elle est née le 18 février 2008, avec 2 petits jours d'avance. Tous les tests à la naissance était très bon ( Apgar, saturation, etc... ) . J'ai dû attendre le 3ème jour pour la visite du pédiatre. Lorsque j'étais enceinte, ma gynéco semblait avoir vu quelque chose au coeur ( qui était un souffle ) , mais elle m'a envoyé voir 2 spécialistes qui n'ont rien vu... donc l'idée a été abandonnée.
Le soir avant la visite du pédiatre, je parle avec ma collègue de chambre et lui dit que j'aimerais lui faire une echo pour être sûre qu'elle n'ait rien. Evidemment, pas besoin de le demander, car dès que le pédiatre est arrivée, il a écouté au stéthoscope et dit qu'il fallait une echo, vu que tout était bon à la naissance, c'était juste un souffle au coeur ( qui se refermerait dans la première année de vie ) , mais histoire d'être sûr, c'était mieux. Et là, le choc ! ! ! On m'annonce une malformation au nom imprononçable "Tétralogie de Fallot" et une opération dans les 3 premiers mois ! On nous laisse rentrer à la maison, prochain contrôle la semaine suivante...
Puis, il s'avère que c'est pas si pressant que ça puisqu'elle ne devient jamais bleue, on devra opérer entre 6 mois et 1 an. Tout se passe bien, mais fin septembre, elle fait des petits malaises. Lorsqu'elle a été couché et qu'on la relève, elle a les yeux qui partent en arrière, comme si elle tombait dans les pommes et est "absente" pendant 4-5 minutes et pâle. Donc le 13 ocobre 2008, on entre à l'hôpital pour un contrôle, et on en sort pas car ils jugent trop dangereux de nous laisser rentrer, donc opération prévu le plus vite possible. Le 15 octobre, on apprend que Juline sera opérée le vendredi 17 octobre au matin.
Le 16, on a droit à tous les tests, et ça, c'est vraiment lourd: prise de sang multiples, echographies, éléctrocardiogramme, radio des poumons... tout ça est très pesant pour une enfant de 8 mois, et très pénible et difficile pour celui d'une maman.
Le 17 au matin, on déshabille Juline, la met dans une chemise à sa taille ouverte dans le dos, et on lui met le suppo de médic' pour la rendre stone. Puis il est l'heure, on descend dans l'ascenceur avec elle dans les bras. Arrivés devant la salle d'op, on a pas le droit d'entrer, donc on laisse notre trésor sur le lit qui s'en va elle nous regarde et nous fait des "areuh" toute glauque... Les portes se referment et là, mon mari et moi éclatons en sanglots ! ! ! Nous sommes restés là, comme deux imbéciles, quelques minutes. Puis nous sommes allés nous promener en ville, avons acheté une nouvelle lolette pour Juline et sommes allés nous doucher. Après 5h30 d'opération ( stenose de l'artere pulmonaire corrigée, CIV refermée ) . Voilà, nous pouvons voir notre fille.
Après 5 jours de soins intensifs, retour dans la chambre d'hôpital où tout se passe pour le mieux. Chaque jour depuis l'opération elle va mieux, on lui parle tout le temps et on lui raconte tout se qu'il se passe, on lui a même acheté une coccinelle en chocolat et promis que dès qu'elle mangerait à nouveau, elle en aurait...
Dernier contrôle le 23 octobre au matin, et à 13h, nous rentrons à la maison...
Voilà, en tout nous avons fait 14 jours d'hôpital, 10 après l'opération. Juline a été exemplaire, une vraie guerrière. Bref, on l'a tiré en avant chaque jour, parlé, lui a dit qu'elle faisait tout très bien...
Au premier contrôle du mois de décembre, tout était très bien, le cardio-pédiatre était très, très content et nous a dit que c'était rare qu'un enfant aille si bien et se remette autant vite, qu'elle était vraiment forte et qu'il était super content du résultat. Il lui reste maintenant plus de stenose, mais une valve à 2 volets au lieu de trois ( je ne connais pas le terme médical exact ) , mais elle peut vivre avec ça toute sa vie, l'opération est loin d'être nécessaire !
Et vous, c'est quoi exactement tous les termes médicaux que ta fille a?
J'espère que j'ai pu t'aider, si tu as d'autres questions, n'hésite pas... Courage pour ces mois à venir, tu verras les enfants sont de vrais battants et ta fille saura gérer tout ça. Parle-lui beaucoup, explique-lui, tu verras, elle te donnera la force qu'il te faut...
Très affectueusement,
Marion